Enfants du monde

Sophie Crépon, Béatrice Veillon – En librairie le 2 novembre 2022 – À partir de 8 ans.

Du petit pharaon Toutankhamon à Greta Thunberg, de la préhistoire à nos jours, plus de 40 pages de BD et de documentaires illustrés qui racontent la vie et l’histoire des enfants.

La grande histoire à hauteur d’enfant

Les enfants préhistoriques dessinaient-ils ? À quel âge Mozart est-il devenu célèbre ? Pourquoi les enfants travaillaient-ils à l’usine? Enfant pharaon, écuyer, jeune prodige, petit ouvrier dans une mine de charbon, ado engagée… le livre permet de découvrir la vie des enfants de toutes les époques et de tous les pays. Les jeunes héros ont le même âge que les lecteurs du documentaire.

L’ouvrage, largement documenté, a été relu par un historien professeur à l’université.

L’interview de Sophie Crépon

1. En quoi est-ce intéressant de parler aux enfants de l’histoire des enfants ?

Raconter aux enfants comment ils auraient été élevés s’ils avaient vécu dans l’Antiquité, au Moyen Âge ou après la Révolution française, permet d’aborder des aspects très concrets de l’histoire, comme la vie quotidienne, l’école, les jeux ou les relations familiales, bref, de ne pas traiter seulement des grands évènements historiques. Ces récits en BD leur permettent de s’identifier aux personnages donc de comprendre plus facilement comment les sociétés ont évolué, comment les droits des enfants sont nés, etc. C’est une façon ludique d’intéresser les plus jeunes à l’histoire.

2. Y a-t-il une époque qui vous paraît particulièrement marquante dans l’histoire des enfants ?

Les enfants ont pendant très longtemps été considérés comme des adultes miniatures. On ne les protégeait pas particulièrement. On leur donnait très jeunes des responsabilités. Puis est arrivée la Renaissance, et l’humanisme. Aux XVe et XVIe siècles on a commencé à se préoccuper des enfants pauvres abandonnés, en Europe, et en particulier en Italie à Florence. Dans les milieux aisés, on s’est soucié davantage de leur santé et de leur éducation, en essayant d’adapter les leçons et les soins à leurs besoins. Au XVIIIe siècle, il y a vraiment un tournant. Je dirais que c’est à cette époque que sont nés les fondements de l’éducation moderne : une éducation plus axée sur l’individu et sa singularité.

3. Comment vérifie-t-on les données historiques ?

Avec autant de rigueur que possible ! Lorsque je commence des recherches, je consulte d’abord les ouvrages des spécialistes de la période ou du thème abordé. Je croise les sources, car les historiens peuvent avoir chacun une interprétation différente des faits passés. En fonction de leur sujet d’étude, Ils peuvent utiliser des données différentes (documents épigraphiques, correspondances, registres, photographies, vestiges archéologiques…). N’oublions pas que le récit historique est avant tout une reconstitution car personne n’a encore inventé la machine à remonter le temps ! Lorsque j’ai fini de consulter les ouvrages spécialisés, je recherche des compléments d’information dans des articles de revues scientifiques. J’utilise à la fois internet et les ressources des bibliothèques ou des musées.

Sophie Crépon a longtemps travaillé comme journaliste, notamment pour « Les Cahiers de Science & Vie » ou « Quelle histoire magazine ». Elle a écrit de nombreux ouvrages pour Bayard Jeunesse (« Les grandes inventions en BD », « La véritable histoire de Jean-Corentin Carré, jeune soldat de la guerre 14-18 », « La véritable histoire de Sandro, apprenti chez Léonard de Vinci », et aux éditions Larousse.

Béatrice Veillon sait dessiner avec autant d’humour que de réalisme toutes sortes de scènes. Pour dessiner aussi précisément ses personnages et ses décors, Béatrice prend le temps de bien se documenter, quitte à se déplacer plusieurs fois sur le terrain, souvent armée d’un appareil photo.

Découvrir un extrait du livre

Pour la librairie: le présentoir de la collection Images Doc.

comptoir de 10 volumes – 9791036352751 – 93363954